mardi, 17 avril 2018
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Une agriculture durable, la sécurité de l'approvisionnement, la conservation des ressources naturelles, l'occupation décentralisée et le bien-être des animaux. Des conditions cadres propices à la production et à l'écoulement. Une évolution acceptable sur le plan social. Soutien à la recherche agricole. Dans le respect des principes de la souveraineté alimentaire.Un revenu comparable. Des mesures pour améliorer les revenus. Conditions cadres pour tirer une recette aussi élevée que possible de la vente des produits. Des Organisations de producteurs qui adaptent la production et l'offre au marché par des contrats-types. Des mesures décidées à titre collectif par des organisations d'entraide représentatives. Le soutien à des mesures collectives pour favoriser la qualité et la durabilité. Le soutien à l'innovation et la coopération. Des droits de douane qui tiennent compte de l'approvisionnement et des débouchés des produits suisses. L'interdiction des importations ou le relèvement des droits de douanes en cas de modes de production interdits.

Ce n'est pas Uniterre qui a inventé cela, mais c'est le texte de la loi en vigueur! Uniterre exige que cette loi soit appliquée dans une société démocratique et appelle la population à en imposer le respect!

Car au lieu de favoriser et de soutenir une agriculture paysanne durable, l'Office fédéral de l'agriculture continue la destruction de cette agriculture paysanne diversifiée. Chaque jour, 3 fermes et 6 postes de travail disparaissent. Aucun des objectifs de durabilité n'est atteint ! Ni sur le niveau économique, ni social, ni écologique. Malgré un soutien du revenu paysan par des paiements directs qui représentent 25% du revenu des fermes, le revenu paysan est 35% en dessous du revenu moyen, alors que la charge de travail est de 25% supérieur. Sous cette pression la destruction est quotidienne et nous nous éloignons d'un système alimentaire durable. Combien de temps cela doit encore durer?

Que fait notre Office fédéral de l'agriculture?

L'Office fédéral de l'agriculture baisse continuellement les prix seuils pour les céréales fourragères ainsi que les tarifs douaniers pour le blé. Au niveau du sucre, le prix est lié à celui de l'UE et est en baisse constante. Au niveau du lait, l'OFAG a créé un prix politique avec la formule prix mondial, plus prime à la transformation fromagère, plus 10% de Swissness. Les prix du lait touchent le fond, en Suisse il y a du lait qui est payé 21 cts. Il y a dix ans, 80% des producteurs de lait se sont prononcés pour une organisation nationale de vente. Malgré cela, l'OFAG tolère une interprofession qui est dominé par le commerce et qui empêche par tous les moyens d'adopter des contrats clairs et une gestion des quantités. L'OFAG ferme les yeux alors que la loi n'est pas respectée.

De même on importe de plus en plus de viande et de céréales panifiables sous forme transformée en dehors des contingents douaniers. En 2017, il s'agissait de 140'000t de spécialités boulangères. Ainsi l'OFAG force les producteurs de céréales à déclasser près de 100'000t de blé panifiable et à le rendre impropre à la consommation humaine. De cette manière, on détruit la valorisation paysanne et une agriculture respectueuse des ressources en poussant les producteurs dans un spirale productiviste sans issue. Toujours plus grand, toujours plus spécialisé, toujours plus dépendant des acheteurs. Personne n'a envie d'une agriculture industrielle, bien que le commerce et la grande distribution s'en frottent les mains. Mais même ces secteurs ont besoin de perspectives à long terme que rend possible un système alimentaire véritablement durable et démocratique.

La communauté scientifique nous dit clairement que l'avenir appartient à une agriculture paysanne, diversifiée et que l'industrialisation des systèmes alimentaire nous mène dans le mur.

Il est temps pour la souveraineté alimentaire!

L'administration et le gouvernement doivent prendre leurs responsabilités pour un système alimentaire tourné vers l'avenir. Nous voulons un système alimentaire fondé sur une agriculture paysanne durable qui produit localement ce qui peut l'être!

Le système alimentaire appartient aux populations et ne peut être laissé dans les mains de requis de la finance, de l'industrie ou des grands distributeurs.


flyer de la manif du 17 avril 2018 devant l'OFAG


vendredi, 13 avril 2018
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Nous manifestons le 17 avril devant l'Office Fédéral de l'Agriculture (OFAG) pour dénoncer la politique agricole erronée de la Suisse et pour défendre un prix juste.

Mardi 17 avril 2018 pour la journée internationale des luttes paysannes, 11h devant l'OFAG, Schwarzenburgstrasse 165, Berne-Liebefeld

Dans le monde, la protection des frontières n'est pas une exception mais la règle. Les accords de libre-échange (pays du Mercosur, l'Indonésie, la Malaisie et l’UE) menacent l'agriculture locale. La démocratie et l'autonomie sont affaiblies par la libéralisation effrénée et impitoyable des échanges ! Les accords de libre-échange menacent l’approvisionnement du pays, car ils ne donnent pas de droits invocables, alors que la Suisse est déjà aujourd'hui le pays qui importe le plus d'aliments par habitant.

Le changement structurel et les prix à la production dépendent de la volonté politique (prix indicatifs, prix seuils). L’objectif est un accès sans entraves aux matières premières au prix le plus bas. La standardisation des normes et des régulations commerciales favorisent l’industrialisation du secteur alimentaire. Ainsi la baisse des prix et un secteur agricole sans cesse plus orienté vers le marché profite unilatéralement à l’agro-industrie. Au cours des 30 dernières années, le prix à la production a reculé de 30% alors que le prix à la consommation a augmenté de 15%. Pour chaque franc que vous dépensez au supermarché, environ 20 centimes vont aux paysannes et paysans tandis que 80 centimes finissent dans les poches de la grande distribution, du transports et de l’industrie de la transformation. Le revenu agricole se situe toujours 35% en-dessous de la moyenne nationale.

Aujourd’hui, le « marché », et l’évolution structurelle administrée détruisent trois fermes et six places de travail par jour en Suisse, et a entraîné la disparition de 150'000 places de travail et de 30'000 fermes au cours des 30 dernières années !

Avec notre initiative nous revendiquons un renforcement du pouvoir de négociation des paysan-ne-s et nous exigeons l'abandon du dogme de libre-échange pour favoriser une agriculture de proximité, régionale, équitable, transparente, diversifiée et durable !"


>> Communiqué de presse (pdf)


vendredi, 23 mars 2018
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Le 20 mars, une délégation d’Uniterre composée de Charles-Bernard Bolay, Berthe Darras, Vanessa Renfer et Michelle Zufferey, a eu l’opportunité de rencontrer M. le Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann, en présence de Messieurs Dominique Kohli, Sous-directeur de l’OFAG et Jean-Marc Chappuis, Conseiller pour les affaires agricoles, DEFR.

En introduction, Monsieur Le Conseiller fédéral nous a affirmé sa volonté de favoriser undialogue large, voire même un débat, sur la politique agricole afin de trouver, avec tous les acteurs, des solutions consensuelles, qui sont une caractéristique d’un bon fonctionnement de la Suisse. Il nous a dit être content de mettre des visages sur le nom d’Uniterre et curieux de nous entendre.

Ce fut pour nous l’occasion de clarifier les thèmes de l’initiative pour la Souveraineté alimentaire qui sont toujours mal interprétés, à savoir le maintien de la protection douanière, l’importation de denrées produites selon des exigences comparables à celles en vigueur en Suisse, l’incompatibilité de lier mesures environnementales et respect des animaux avec une intensification de la production agricole, la fuite en avant que représente la recherche permanente de réduire les coûts de production.

Egalement mentionnés furent les prix du lait en Suisse, le manque de transparence des filières et la main-mise des grands distributeurs, à l’exemple de la décision soudaine de la Migros, de ne plus vendre les œufs issus de ponte au sol d’ici 2020. Nous avons partagé notre préoccupation au sujet des accords avec le Mercosur et le traité de libre-échange sur l’huile de palme.

De son côté, Monsieur le Conseiller fédéral nous a répondu point par point. Et il nous a expliqué les raisons de ses décisions, chiffres à l’appui. La politique agricole future est, dit-il,la continuité de la PA 2014-2017 et 2018-2021. Et elle a pour but de maintenir les emploisdans les PME, tout en donnant une plus grande marge de manœuvre à une agriculture entrepreneuriale et compétitive, respectueuse de l’environnement et des animaux. De même, les négociations avec le Mercosur donneraient accès (en échange, par exemple, d’une importation de viande qui aurait peu d’incidence sur notre pays) à des marchés prometteurs tels que le Mexique et le Brésil pour des produits manufacturés en Suisse.
Nous n’avions pas la prétention de convaincre M. le Conseiller fédéral d’adhérer à nos positions sur la politique agricole et les accords internationaux. Au contraire, nous avons été confortés dans l’idée que notre agriculture n’est, aux yeux de l’administration et de la majorité des forces politiques, qu’une monnaie d’échange dans un grand système économique globalisé. Il est cependant important de saisir toutes les opportunités de créer le dialogue et de semer, là où nous le pouvons, les graines porteuses d’avenir.



dimanche, 10 décembre 2017

A partir de fin 2018 les 95 millions versés par la Confédération à l’industrie agroalimentaire en contrepartie de la prise en charge de 50’000 t de céréales et de 210’280 t de lait suisses ne seront plus attribués sous la forme actuelle de loi « chocolatière ».

C’est la conséquence des accords de l’OMC que la Suisse a signée à Nairobi en 2015. Cette manne financière revenait pour près de 75 % à quatre entreprises : Nestlé, Mondelez, Hochdorf et Lindt&Sprüngli (70 Mio). Par ailleurs, les bénéfices de ces deux premières multinationales se chiffrent à des dizaines de milliards… cherchez l’erreur.

Au niveau de la production suisse les quantités concernées représentent 6 % du lait et 11 % du blé. Il faut rappeler que pour le lait nous avons toujours une production excédentaire en Suisse d’environ 15 %, alors que pour les céréales panifiables la production indigène n’est que de 85 %. La Suisse importe actuellement 100’000 t de céréales panifiables, et environ 130’000 t de produits boulangers industriels transformés. Ces importations sont détaxées, suite à l’adoption du « prinicipe de Cassis de Djion ». Tant le prix du lait que celui du blé et des céréales fourragères sont couplés indirectement aux prix européens (prix seuil pour les céréales / prix indicatif pour le lait), avec un « bonus swissness » d’environ 15 cts. Les deux prix ne rémunèrent pas de manière équitable le travail paysan. Les quantités de céréales fourragères importées sont en augmentation, rien que pour le soja elles approchent 285’000 t. Cette situation est grave et ne permet pas de garantir durablement l’approvisionnement du pays. Cette année, il y aura un déclassement de près de 100’000 t de céréales panifiables qui exercera une pression supplémentaire sur les prix. Comme dans le secteur laitier il faudrait avoir des contrats d’achat qui définissent une quantité, une qualité, un prix et un échelonnement pour le paiement des acomptes.

Au niveau suisse une bataille âpre est menée au parlement pour maintenir ce soutien à l’exportation.

Le parlement propose de verser une prime aux producteurs de 56 millions (Fr. 120.-/ ha) qui sera ensuite prélevée aux producteurs, en faveur de l’industrie… Pour rappel, la loi chocolatière avait pour but de baisser le prix de la « matière première » suisse au prix européen, par le biais d’un paiement, avec l’intention de soutenir les transformateurs exportateurs. Les industries exportatrices et l’administration envisagent en cas de suppression de cette subvention de faciliter les importations sans taxation par le moyen du trafic de perfectionnement actif qui permet d’importer une partie d’un produit transformé en Suisse mais destiné à l’exportation. La partie générale de l’article 12 de la loi sur les douanes stipule que des intérêts publics prépondérants peuvent être invoqués pour interdire ce trafic de perfectionnement. La loi autorise l’importation de biens agricoles si le désavantage du prix de matière première ne peut pas être compensé (al3). Il est évident que de telles importations menacent toute la filière de production et de transformation locale, régionale, indigène. L’industrie agro-alimentaire participe très activement à la pression générale exercée par l’administration et le Conseil Fédéral contre la régulation douanière. Nous avons besoin d’une industrie agro-alimentaire en Suisse qui participe à l’approvisionnement de notre pays avec des produits transformés. Ce secteur fait lui-même l’objet d’un processus de concentration très important. Cette concentration a plusieurs effets négatifs : elle se fait au détriment des économies locales et de l’emploi, elle standardise notre alimentation, elle génère un déséquilibre des pouvoirs sur le marché et exerce une pression sur les prix à la production. La situation des entreprises artisanales de transformation n’a rien à envier à la situation de l’agriculture paysanne. Au contraire sa destruction est déjà plus avancée. Il existe dans quelques régions des initiatives précurseurs qui relocalisent les filières de production, transformation et distribution transparentes, tout en créant une plus-value pour tous les échelons. (Genève, Pain Tournerêve, et GRTA).

Il y a dans cette situation quatre pistes importantes à défendre au niveau des organisations paysannes et à faire valoir dans les institutions politiques et sur les marchés :

- Des prix couvrant les coûts de production et permettant de rémunérer équitablement le travail

- Donner la priorité à l’approvisionnement du marché indigène, revaloriser la production fourragère indigène. Défendre une régulation douanière flexible qui favorise l’approvisionnement et la transformation indigène. Taxer les fourrages commerciaux pour soutenir la production. Taxer les produits boulangers importés.

- Soutenir la transformation locale et régionale en favorisant une économie circulaire et en garantissant la transparence (labels, accès au crédit, promotion)

- Exporter des produits qui conquièrent des marchés par leur qualité et non par un alignement sur les bas prix d’une production agro-industrielle

Tous ces points et préoccupations sont repris dans l’initiative pour la souveraineté alimentaire qui devra enfin contraindre le Conseil Fédéral à soutenir et développer l’agriculture paysanne, comme il aurait dû le faire depuis bien longtemps au regard des lois déjà existantes.

Rudi Berli


mercredi, 29 novembre 2017
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L'Union suisse des paysans critique le double jeu du Conseil fédéral, dont la stratégie agricole vise une ouverture des frontières tout en exigeant une production helvétique de qualité et respectueuse des ressources. Interview du conseiller national Jacques Bourgeois, directeur de l'USP. Et réponse aux questions de Paul Ecoffey - membre d'Uniterre - par rapport à l'initiative sur la Souveraineté Alimentaire.

https://www.rts.ch/play/radio/forum/audio/les-pays...

jeudi, 23 novembre 2017
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Uniterre a organisé ce jeudi 23 novembre une manifestation à la Waisenhausplatz à Bern, manifestation ayant 2 objectifs: lancer la pétition lait et protester contre l’insuffisance des contrats-laitiers.


1/ Lancement de la pétition lait

Uniterre lance officiellement aujourd'hui la pétition lait « Pour Fr.1-par litre de lait payé aux producteur-trice-s afin qu’ils puissent vivre dignement ! ».

La pétition sera remise courant mars 2018 à M. Johan Schneider-Amman, Ministre de l’agriculture, et à la Chancellerie fédérale. Nous exigeons que la loi sur l’Agriculture soit respectée, en particulier le point qui stipule que les paysan-ne-s doivent disposer d’un revenu comparable à la moyenne des revenus de leur région.

La pétition peut se signer soit en ligne : https://uniterre.ch/petitionLait soit par papier – version téléchargeable sur le même lien - ou nous pouvons vous en faire parvenir par courrier.


2/ Insuffisance des contrats-laitiers

Le Conseil Fédéral a enfin décidé d’accorder la force obligatoire de l’IP-Lait pour appliquer le règlement sur les contrats laitiers, à savoir que désormais « tout acheteur de lait est tenu d’annoncer à ses fournisseurs le vingtième jour du mois au plus tard les quantités et les prix de ses achats du mois suivant ». C’est un premier pas mais il n’est de loin pas suffisant. Une communication mensuelle sur les quantités et la valorisation du lait ne permet pas aux producteur-rice-s d’adapter leur production.

Cette action a été suivi d'une 2ème action symbolique : dans un magasin Denner où nous avons trouvé du lait vendu à moins d'Fr.1-le litre, nous sommes allés à la caisse avec les briques de lait et nous avons demandé à parler au gérant sur le prix payé au producteur. La gérante nous a indiqué comprendre nos revendications mais nous a aussi rappelé que malheureusement, à son niveau, elle ne pas faire grand chose et qu'il faut aller protester au niveau de la centrale à Zurich.

Communiqué de presse


Revue de presse

https://www.rts.ch/play/radio/la-matinale/audio/le-journal-de-7h-presente-par-julien-bangerter?id=9093740&station=a9e7621504c6959e35c3ecbe7f6bed0446cdf8da

https://www.24heures.ch/economie/Prix-du-lait-Unit...

https://www.rjb.ch/Place-publique/Prix-du-lait-CIC...

https://www.tdg.ch/economie/prix-lait-uniterre-lan...

http://www.agrihebdo.ch/news/detail.asp?Id=3904

https://bauernzeitung.ch/sda-archiv/2017/uniterre-lanciert-petition-fuer-fairen-milchpreis/

https://www.schweizerbauer.ch/politik--wirtschaft/kampf-um-milchpreis/uniterre-demo-fuer-fairen-milchpreis-38950.html

https://www.blick.ch/news/schweiz/milchmarkt-bauern-fordern-einen-franken-pro-liter-milch-id7638453.html

http://www.telebaern.tv/118-show-news/19572-episod...



jeudi, 23 novembre 2017
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RAS-LE-BOL d'être roulés dans la farine par nos politiques et nos acheteurs?

D’être les pantins de Coop, Denner et consorts? Ca suffit!


Jeudi 23 novembre Journée de mobilisation avec un 1er rdv à 10h à la Waisenhausplatz, à Berne

Lancement officiel de la pétition lait d'Uniterre «Pour Fr.1-/litre de lait payé aux producteur-trice-s de lait afin qu’ils puissent vivre dignement!», pétition qui sera remise au ministre de l’agriculture, Johann Schneider-Ammann et aux autorités fédérales pour qu’ils prennent enfin leurs responsabilités et fassent respecter les articles 5 et 37 de la loi sur l’Agriculture.

suivi d’un petit dessert maison dont Uniterre a le secret...


Pourquoi cette mobilisation?

- Parce que nous attendons toujours l’action du Conseil Fédéral sur l’application des contrats-laitiers comme stipulé dans la loi sur l’agriculture.

- Parce que rien ne bouge sur le prix du lait payé honteusement bas aux producteurs, et qu’en attendant les producteurs de lait continuent d’agoniser lentement…

- Parce que cela suffit d'être roulés dans la farine par nos politiques et nos acheteurs, d’être les pantins de Coop, Denner et consorts avec leurs publicités mensongères de produits «soi-disant» équitables…


Nous avons besoin de monde!



vendredi, 17 novembre 2017
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RAS-LE-BOL d'être roulés dans la farine par nos politiques et nos acheteurs?

D’être les pantins de Coop, Denner et consorts? Ca suffit!


Jeudi 23 novembre Journée de mobilisation avec un 1er rdv à 10h à la Waisenhausplatz, à Berne

Lancement officiel de la pétition lait d'Uniterre «Pour Fr.1-/litre de lait payé aux producteur-trice-s de lait afin qu’ils puissent vivre dignement!», pétition qui sera remise au ministre de l’agriculture, Johann Schneider-Ammann et aux autorités fédérales pour qu’ils prennent enfin leurs responsabilités et fassent respecter les articles 5 et 37 de la loi sur l’Agriculture.

suivi d’un petit dessert maison dont Uniterre a le secret...


Pourquoi cette mobilisation?

- Parce que nous attendons toujours l’action du Conseil Fédéral sur l’application des contrats-laitiers comme stipulé dans la loi sur l’agriculture.

- Parce que rien ne bouge sur le prix du lait payé honteusement bas aux producteurs, et qu’en attendant les producteurs de lait continuent d’agoniser lentement…

- Parce que cela suffit d'être roulés dans la farine par nos politiques et nos acheteurs, d’être les pantins de Coop, Denner et consorts avec leurs publicités mensongères de produits «soi-disant» équitables…


Nous avons besoin de monde!



mercredi, 15 novembre 2017
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24 septembre 2017: et maintenant?

Sans surprise, le nouvel article constitutionnel sur la Sécurité alimentaire a passé haut la main l’épreuve du vote populaire, avec des résultats proches des records nationaux. L’on peut sans autre se réjouir que le peuple helvétique ait dans son ensemble clairement manifesté son soutien à notre agriculture, en ayant à cœur de suivre le mot d’ordre donné par les constructions bucoliques en paille à proximité des fermes. Si l’agriculture est souvent critiquée pour diverses raisons, ce jour-là en tout cas les doutes ont été balayés et remplacés par une très belle preuve de confiance.

Reste qu’aujourd’hui, les défis sont nombreux. De l’avis même des initiants et de Johan Schneider-Amman, l’article constitutionnel en tant que tel ne va pas changer grand-chose à la situation. Et pourtant! Il n’est pas exagéré de dire qu’actuellement l’agriculture se trouve à la croisée des chemins, et toutes et tous nous braquons nos regards sur la façon dont elle va répondre à nos attentes. Quelles décisions vont être prises au sein du Conseil fédéral? Quels soutiens pour les familles paysannes? Quel type d’agriculture sera privilégié? Est-ce que ce vote assurera le maintien d’une agriculture portée par une grande diversité d’exploitations agricoles? Qu’est-ce qui sera concrètement mis en œuvre pour maintenir les fermes, voire en augmenter le nombre? Quels acteurs de la chaîne alimentaire seront prioritaires? Une première étape sera de faire le tri parmi les attentes, de déterminer lesquelles sont les plus fondamentales, et lesquelles il sera possible de satisfaire.

La tâche n’est pas aisée: les paysannes et les paysans de ce pays connaissent des quotidiens infiniment variés, que ce soit en termes de type de production, de taille d’exploitation, de contexte familial. L’agriculture n’est pas faite pour rentrer dans un moule! Il est pourtant un point essentiel sur lequel tout le monde peut s’accorder: en tant que branche économique, les personnes qui y travaillent doivent pouvoir en vivre dignement. Nous savons que ce n’est pas le cas actuellement. Nous sommes cependant persuadés que c’est possible.

Du point de vue du consommateur, ce n’est en tout cas pas plus simple. Les revendications de nos concitoyen-ne-s, quoique légitimes, sont légion. Répondre à leurs attentes en termes d’écologie, de goût, de prix, de proximité, de diversité, d’accessibilité, sera un exercice des plus périlleux, mais ce sont les promesses qui ont été faites tout au long de la campagne par les porteurs du contre-projet! Et y répondre, demandera du courage politique, et une volonté partagée d’aller vers un système alimentaire résilient.

L’initiative pour la Souveraineté alimentaire permettra des débats de fonds et l’émergence de systèmes novateurs et de projets-pilotes ouvrant la voie vers une société plus juste, respectueuse, diversifiée et responsable. Pour qui s’est amusé à se promener sur les réseaux sociaux au mois de septembre, il a été facile de constater que les souhaits des consommateurs dépassent de très loin les objectifs fixés par le contre-projet. Un ras-le-bol général suite aux trop nombreux scandales alimentaires; un soutien affectif profond aux paysannes et paysans qui sont leurs voisins; une volonté clairement exprimée de retourner faire ses achats directement chez le producteur; le refus quasi-unanime des fermes-usines qui n’offrent aucune sécurité; le rejet également très marqué des OGM; ce sont tous ces arguments que l’on retrouve tout simplement dans l’initiative lancée par Uniterre. C’est à se demander si au final, les votants n’ont pas déjà pris un peu d’avance sur le programme fédéral.


Vanessa Renfer et Michelle Zufferey


lundi, 13 novembre 2017
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article de Jean-Luc Wenger paru dans Le Courrier du 10 novembre 2017

Rencontre avec Fernand Cuche qui poursuit sa lutte pour une politique agricole durable.

«Nous ne pouvons pas régater sur
le prix du lait. Un producteur touche 50 cen- times le litre en Suisse, alors que c’est 25 centimes en France. Nous ne sommes pas concurrentiels.»

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